Pendant longtemps, installer un système de sûreté unifié signifiait installer des serveurs : un local technique, des machines dimensionnées pour la vidéo, des sauvegardes, des mises à jour à planifier. Genetec propose désormais aussi Security Center SaaS, une version de sa plateforme hébergée dans le cloud, qui s'enrichit régulièrement depuis son lancement.
Pour les entreprises qui envisagent un projet Genetec, ou qui exploitent déjà Security Center, la question se pose donc : faut-il rester sur site, passer au cloud, ou combiner les deux ?
Deux façons d'exploiter la même plateforme
Security Center sur site
C'est le modèle historique. Le logiciel est installé sur des serveurs de l'entreprise. Il réunit la vidéosurveillance (Omnicast), le contrôle d'accès (Synergis) et, selon les besoins, la lecture de plaques, l'intrusion ou l'interphonie. L'entreprise possède ses licences et garde la maîtrise complète de l'infrastructure, des données et du calendrier des mises à jour.
Security Center SaaS
Le logiciel est hébergé et exploité par Genetec dans le cloud. Sur le site, il reste les équipements de terrain (caméras, lecteurs, contrôleurs) et des boîtiers qui les relient au service en ligne. L'entreprise paie un abonnement, et les mises à jour sont déployées par l'éditeur.
En 2026, Genetec a ajouté plusieurs fonctions à cette version. En février, l'éditeur a annoncé des outils d'enquête : recherche en langage naturel, recherche de trajectoire sur plusieurs caméras, gestion des dossiers et des preuves. En mars, il a présenté de nouvelles fonctions de contrôle d'accès, dont un poste d'accueil qui réunit l'enregistrement des visiteurs et la gestion des droits d'accès.
Les critères pour choisir
Le nombre et la taille des sites
Le SaaS est particulièrement intéressant pour les organisations multi-sites : agences, commerces, petits bâtiments sans local technique ni équipe informatique sur place. Chaque site se raccorde au service, et tout est géré depuis une seule interface.
Pour un grand site unique, avec beaucoup de caméras en haute résolution et un poste de sécurité sur place, une architecture locale reste souvent plus simple et plus économique en bande passante.
La connexion Internet
Le cloud suppose une liaison fiable. Il faut vérifier ce qui se passe en cas de coupure : les contrôleurs d'accès doivent continuer à décider localement, et la vidéo doit continuer à être enregistrée sur place. C'est un point à valider précisément lors de la conception.
Les compétences en interne
Un système sur site demande d'administrer des serveurs Windows, des sauvegardes, des mises à jour et de la cybersécurité. Si l'entreprise n'a pas ces compétences, le SaaS transfère une grande partie de cette charge à l'éditeur. Sinon, elle confie ces tâches à son intégrateur dans le cadre d'un contrat de maintenance.
La sensibilité du site
Pour un site sensible, militaire, classé SEVESO ou d'importance vitale, les exigences peuvent imposer un système isolé, sans dépendance à un service externe. Pour ces sites, il faut aussi vérifier que l'architecture retenue correspond au périmètre des certifications ou qualifications demandées, comme la qualification ANSSI obtenue par Genetec sur une partie de son offre de contrôle d'accès.
Le budget et la façon de le porter
Le sur site représente un investissement initial (serveurs et licences) puis des coûts de maintenance. Le SaaS transforme cette dépense en abonnement, plus prévisible mais permanent. La comparaison doit se faire sur la durée de vie du système, souvent dix ans ou plus, en intégrant le remplacement des serveurs et le temps passé à les maintenir.
L'hybride : le meilleur des deux
Beaucoup de projets aboutissent à une solution mixte :
- un siège ou un site principal sur site, avec ses serveurs et son poste de sécurité ;
- des sites secondaires en SaaS, sans serveur local ;
- une vue unique pour les opérateurs, grâce aux capacités de fédération de Genetec.
Cette approche permet aussi une migration progressive : on commence par raccorder les petits sites, puis on décide plus tard du sort du système central.
Ce que disent les utilisateurs
Le rapport « État de la sécurité physique 2026 » publié par Genetec en décembre 2025, à partir d'une enquête menée auprès de plus de 7 300 professionnels dans le monde, apporte quelques repères. Plus de 70 % des répondants utilisent déjà une solution unifiée ou intégrée de vidéosurveillance et de contrôle d'accès. Et l'architecture ouverte est un critère de choix essentiel pour 73 % des utilisateurs finaux. Autrement dit, quelle que soit l'option d'hébergement, la capacité à intégrer les équipements de plusieurs fabricants reste déterminante.
Les questions à se poser avant de décider
- Combien de sites, de caméras et de portes, aujourd'hui et dans cinq ans ?
- Quelle qualité de liaison Internet sur chaque site ?
- Qui administre les serveurs et la cybersécurité ?
- Quelles exigences réglementaires ou contractuelles s'appliquent ?
- Quels équipements existants peut-on conserver ?
- Quel coût total sur dix ans pour chaque scénario ?
L'accompagnement de Safnest
Partenaire certifié Genetec, Safnest conçoit, installe et met en service les plateformes Security Center, sur site comme en architecture mixte, pour les entreprises et les sites sensibles. Nous comparons avec vous les scénarios, sur des chiffres concrets, avant toute décision. Découvrez notre expertise Genetec et les étapes d'une mise en service Security Center, puis parlons de votre projet.
Sources : communiqués de presse de Genetec (février et mars 2026) sur Security Center SaaS ; communiqué de Genetec du 9 décembre 2025 sur le rapport « État de la sécurité physique 2026 ».